LAD

Logiciel d’aide à la dispensation

La HAS définit le logiciel d’aide à la dispensation (LAD) comme « un logiciel dont au moins une des fonctions permet l’enregistrement d’une dispensation de médicaments (analyse des prescriptions, conseil et délivrance des médicaments) que ce soit à l’hôpital (Pharmacie à Usage Intérieur) ou en officine ».

Publié au Journal officiel  du 22 août, le décret n° 2019-856 vient en application de l’article 49 de la loi de financement de la Sécurité sociale (LFSS) pour 2019, qui supprimait l’obligation de certification des LAD et des LAP, tout en prévoyant pour les éditeurs la possibilité de faire certifier leurs logiciels sur la base du volontariat. La certification des logiciels n’est plus obligatoire, cependant son apport pour la qualité et la sécurité de la prise en charge des patients doit inciter les pharmaciens à en faire un critère lors du choix de ces logiciels.

La certification des LAD a pour objectif de promouvoir des fonctionnalités susceptibles :

  • d’améliorer la sécurité de la dispensation ;
  • de faciliter le travail des utilisateurs et de favoriser la conformité réglementaire de la dispensation ;
  • de contribuer à la maîtrise des coûts des traitements.
  •   a diffusion systématique et en temps réel des messages d’alerte sanitaire ;
  • la conformité aux règles et aux bonnes pratiques de dispensation en vigueur
  • intégration de tout référentiel ou aide à la dispensation listé par arrêté ;
  • l’interface avec le Dossier Pharmaceutique (DP) et le dossier médical partagé (DMP) ;
  • l’accès aux services dématérialisés de l’assurance maladie.
  • la mise à disposition d’informations uniquement issues d’une base de données agréées ;

Améliorer la sécurité de la dispensation des médicaments consiste notamment à :

  • détecter les contre-indications, les interactions médicamenteuses, les incompatibilités physico-chimiques ;
  • les allergies répertoriées dans le dossier du patient ;
  • les redondances de substances actives ;
  • et les posologies journalières se trouvant en dehors des posologies prévues par l’AMM.
  • la gestion de la dispensation en dénomination commune ;

Ces contrôles de sécurité prennent également en compte les dispensations précédentes enregistrées dans le Dossier Pharmaceutique.