Aux confins du phénomène de marchandisation du corps humain : l'embryon in vitro et les cellules souches embryonnaires

Auteur : Anne-Laure YOUHNOVSKI SAGON

Surannés, les principes d’indisponibilité et de non-patrimonialité du corps humain et de ses produits ne cessent d’être entravés, et l’embryon humain n’échappe pas aux effets indirects du phénomène de marchandisation du corps humain. Par la libéralisation de la recherche sur les cellules souches embryonnaires et l’embryon, sa marchandisation jadis inconcevable devient potentielle. Ce faisant, l’embryon humain se situe désormais aux périphéries du droit patrimonial et aux confins du phénomène de marchandisation. La réalisation d’un état des lieux confrontant les prescriptions juridiques aux pratiques scientifiques permettra d’en identifier les revers et antinomies.

brevet cellules souches embryonnaires embryon marchandisation