De l'utilité du comité de sécurité transfusionnelle et d'hémovigilance (CSTH) dans un établissement de soins ou comment le " réglementaire " peut devenir pratique

Auteurs : Cécile MANAOUIL, Dominique MONTPELLIER

L'importance d'une hémovigilance efficiente a été mise en avant par l'affaire du sang contaminé. Le décret du 1er février 2006 est venu compléter le dispositif de 1994 et rend obligatoires la création et la réunion d'un comité de sécurité transfusionnelle et d'hémovigilance (CSTH) dans l'ensemble des établissements de soins. L'accent est mis sur la gratuité du don du sang, lequel doit donner lieu à un questionnaire officiel, à un entretien avec un médecin et à la réalisation d'analyses biologiques et de tests de dépistage. L'hémovigilance, qui implique l'intervention et la coordination de plusieurs acteurs, s'organise autour de contrôles effectués au niveau de la distribution des produits sanguins labiles, de leur traçabilité, de leur qualité, comme au niveau de la gestion des incidents de toute nature et de toute gravité. Dans ce cadre, le CSTH aura entre autres pour mission, la tenue du dossier transfusionnel ainsi que la formation des personnels médicaux et paramédicaux.

Cécile MANAOUIL

Maître de conférences, médecin légiste, CHU d'Amiens

Dominique MONTPELLIER

Anesthésiste-réanimateur, président du CSTH du CHU d'Amiens

Thème : Droit médico-social

établissement public de santé comité de sécurité transfusionnelle et d'hémovigilance don du sang