Bulletin juridique du praticien hospitalier numéro 174

Le fanatisme de l’administration devient une calamité bureaucratique dont plus personne ne comprend mot !
Les médias, de plus en plus conformistes, nous rebattent les oreilles sur les bienfaits du nouveau projet de la ministre de l’Éducation nationale dont on peut imaginer l’influence sur le redressement économique : il s’agit simplement de supprimer les notes comme l’avait déjà imposé – sans grand succès – le célèbre ministre de l’Éducation nationale post-soixante-huitard Edgard Faure.
Là n’est pas de discuter ce qui apparaît de plus en plus comme une ratiocination digne des conjectures sur le sexe des anges, mais de comparer ce programme au demeurant « révolutionnaire » pour celles et ceux qui le portent, avec l’instauration de « scores » pour inciter les établissements de santé à améliorer la qualité des soins qu’ils prodiguent.
Les scores inscrits dans la future loi de financement de la Sécurité sociale 2015, calculés chaque année selon des critères nationaux, ouvriront la voie à des dotations complémentaires pour ceux des établissements qui les atteignent. Cette construction technocratique – une de plus ! – n’a pas été retenue par le Sénat mais la sagesse étant la chose la moins bien partagée, l’Assemblée nationale l’a réintroduite en dernière lecture de la loi de financement de la Sécurité sociale 2015.
Y a-t-il un lien entre la suppression des notes à l’école et l’instauration de scores à l’hôpital ? En apparence, aucun ; pourtant, en supprimant les notes, on égalise vers le bas le niveau d’enseignement, permettant alors de mieux imposer des scores lorsque, devenus adultes, les mêmes, convaincus de l’erreur funeste de supprimer les notes, veulent à tout prix les instaurer sous forme plus « moderne » de scores.
Un mot pour terminer : le score a donné le néologisme « scorer ». Où arrêtera-t-on la médiocrité bureaucratique ?
Pour supporter tout cela, bonne et heureuse année à tous nos lecteurs.

ÉDITORIAL
On supprime les notes… On crée des scores !
INFORMATIONS GÉNÉRALES
Diplôme des anesthésistes réanimateurs
Lutte et prévention contre les violences infligées aux professionnels de santé
Spécialité non qualifiante : l’extension du droit d’exercice
ORGANISATION MÉDICALE
Le développement professionnel continu médical hospitalier : premier bilan de la mise en œuvre
ÉTHIQUE, DÉONTOLOGIE
Gestation pour autrui : le refus du président de la République
DOCUMENT
La future loi de financement de la Sécurité sociale : engager les réformes structurelles
LE POINT SUR
La lutte contre la désertification médicale
POINT DE VUE
Les tics de langage
JURISPRUDENCE
Quelles sont les primes et indemnités qui peuvent être payées au praticien hospitalier contractuel qui est en arrêt maladie avant le terme de son contrat ?
Un praticien hospitalier à temps partiel s’est vu amputer de ses RTT et de ses congés annuels au prorata de ses absences non justifiées afin de respecter la règle du service fait pour être rémunéré
Un accouchement par voie basse ne constitue pas un acte médical dont les risques devraient être portés préalablement à la connaissance de la future accouchée
QUESTIONS-RÉPONSES
La dispense de participation à la permanence des soins organisée en astreintes interdit-elle toute participation ponctuelles aux gardes sur place ?
LOI, DÉCRET, ARRÊTS
DOSSIER
Comité d’éthique hospitalier : entre contraintes et liberté

Citer cette revue : BJPH, n° 174, 2015.
Bulletin juridique du praticien hospitalier numéro 174

Fiche technique

Parution numérique : janvier 2015

Le bulletin juridique du praticien hospitalier

Support : Numérique

ISSN : 2427-7207

Format : 210x297 mm

24 pages