Bulletin juridique du praticien hospitalier numéro 175

Subrepticement, les grands médias et surtout les grandes chaînes d’informations en continue nous
imposent leurs pensées. On est loin de la médecine… et pourtant combien ont dit bien avant nous et avant notre cher Montaigne : « Une tête bien faite dans un corps sain » ? Cabanis, un grand médecin philosophe du début du XIXe siècle, a beaucoup écrit sur la complexité du « corps machine » et de sa relation consubstantielle avec l’âme. L’informatique, dernier avatar du big brother,
nous promet une aliénation totale – aliéner au sens de nous rendre étranger à nous-mêmes. Les algorithmes
vont deviner notre démarche, nous serons alors dans un
univers de normes.
L’information délivrée par les grands médias, sous une apparente diversité, est d’un monolithisme affligeant pour tout esprit libre. N’avons-nous jamais entendu les dirigeants « sentencer » en disant : « Il n’y a pas d’autres solutions » ?
Or, peut-on être en bonne santé sans être libre, c’est-à-dire sans penser à une alternative voire plusieurs ?
Les médecins font partie des derniers à avoir la liberté chevillée au corps ; même le nirvana égalitaire ne leur fera pas entendre raison. Leur diagnostic est clair : l’information au pouvoir est le grand danger ; méfions-nous de ceux qui veulent nous voler ce qu’ils ne possèdent pas. L’information médicale n’est pas à prendre et encore moins à vendre.

ÉDITORIAL
L’information au pouvoir
INFORMATIONS GÉNÉRALES
La nouvelle procédure de contrôle des arrêts maladie des fonctionnaires
Cancer du sein
Conseil de surveillance des ARS
Sages-femmes : revalorisation
ORGANISATION MÉDICALE
Un exemple argumenté de la suspension d’un chef de service par le directeur annulée faute de fondement
ÉTHIQUE, DÉONTOLOGIE
CCNE : le rapport sur la fin de vie
DOCUMENT
La pharmacovigilance
La restructuration des établissements publics de santé

LOIS, DÉCRETS, ARRÊTÉS

LE POINT SUR
La contrefaçon des médicaments
POINT DE VUE
L’excès de confiance nuit…
JURISPRUDENCE
L’action récursoire de l’ONIAM dans le cadre d’une infection nosocomiale n’est pas admise sans que la faute du centre hospitalier concerné ne soit réellement établie
Un praticien hospitalier à temps partiel a droit au paiement de ses astreintes opérationnelles dont il apporte un commencement de preuve corroboré par l’administration hospitalière refusant de les lui payer pour compenser l’absence de ses obligations de service
La responsabilité du service public hospitalier pour des soins donnés par des anesthésistes publics dans le cadre d’une opération effectuée en clinique privée
QUESTIONS-RÉPONSES
Est-il possible de recruter un praticien contractuel au-delà de la limite d’âge ?

DOSSIER
Droit pénal médical

Citer cette revue : BJPH, n° 175, 2015.
Bulletin juridique du praticien hospitalier numéro 175

Fiche technique

Parution numérique : février 2015

Le bulletin juridique du praticien hospitalier

Support : Numérique

ISSN : 2427-7207

Format : 210x297 mm

24 pages