Le docteur Cabanis au chevet d’une société malade

Auteur : André CABANIS

Ce n’est pas d’abord au médecin que l’on songe lorsque l’on évoque Georges Cabanis (1757-1808). Il doit à son rôle politique sous le Consulat et au début de l’Empire d’être enterré au Panthéon puisque tel était à l’origine le projet de Napoléon : y placer les dignitaires ayant illustré son régime, lui ayant rendu des services éminents et qu’il avait honorés de sa confiance. Cabanis en était et repose désormais aux côtés de quarante-deux serviteurs de l’empereur, groupe le plus important par rapport aux trente et une célébrités républicaines qui, tels Schoelcher, Jaurès et Jean Moulin, s’y trouvent également. Si son corps est enseveli dans le Ve arrondissement de Paris, dans ce temple dédié « Aux grands hommes, la patrie reconnaissante », son cœur, en revanche, est aux côtés de son épouse dans le cimetière d’Auteuil, sans autre référence à sa carrière que ses titres de membre de l’Institut et de sénateur. De fait, son rôle comme homme politique actif a été plutôt réduit par rapport à sa réputation et à son influence en son temps.

I. Le diagnostic sur les maux de la société

II. Un traitement adapté à la guérison de la société

André CABANIS

André Cabanis est professeur émérite à l'université Toulouse 1 Capitole.

Médecins et politique (XVIe-XXe siècles) (n° 29)

15 €

Fiche technique

Les cahiers de droit de la santé

Support : Numérique

ISSN : 2427-4836

11 pages

Page 273 à 283