Fin de vie : sauvons le triple « ni » de la France !

Auteur : Christilla GLASSON

La France, sous l’impulsion de monsieur Jean Leonetti, s’est dotée en 2005 d’une législation tout à fait pionnière pour accompagner la fin de vie dans le respect de la dignité des personnes. Cette législation, en posant une triple interdiction (ni obstination déraisonnable, ni abandon, ni euthanasie), favorise le développement d’une prise en charge respectueuse des personnes en fin de vie, par la considération de leur bien-être tant physique que moral. Cette loi, assez mal connue du grand public, est aujourd’hui remise en question par des groupes de pression favorables à la mort volontaire et au suicide assisté. Mais le débat est biaisé. Derrière les motifs compassionnels affichés se cache une toute autre réalité : celle du développement d’une culture de mort et d’une société où les plus vulnérables n’auraient plus leur place. Cela n’a échappé ni à l’Ordre national des médecins, ni au Conseil de l’Europe, qui se sont clairement positionnés pour le maintien de l’interdiction de provoquer délibérément la mort.

I. – Ni obstination déraisonnable
A. – L’arrêt ou la limitation de traitement pour une personne en état d’exprimer sa volonté
B. – L’arrêt ou la limitation de traitement pour une personne hors d’état d’exprimer sa volonté

II. – Ni abandon
A. – L’accompagnement médical
B. – Les autres dimensions de l’accompagnement

III. – Ni euthanasie
A. – L’interdiction de provoquer délibérément la mort, soutenue par le Conseil de l’Europe
B. – L’interdiction de provoquer délibérément la mort, soutenue par le Conseil national de l’Ordre des médecins

Christilla GLASSON

Maître de conférences en droit privé à l’université Bretagne Sud, Chercheur à l’Institut de recherche sur les entreprises et les administrations, Chercheur associé au laboratoire « Éthique, Professionnalisme et Santé » (UBO)

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