Réflexion autour du statut juridique des collections muséales d'origine humaine

Auteur : Jean-Edouard ANTZ

Si les progrès scientifiques et techniques ont considérablement bouleversé notre rapport au corps humain et ont conduit le législateur à s’interroger sur les nouvelles pratiques et à les encadrer, l’exposition du corps mort est un phénomène ancien. Sa prise en considération juridique a néanmoins été tardive. Des restitutions de collections muséales d’origine humaine ont mis en lumière les incertitudes nationales du régime et de la qualification juridique du corps et des restes humains conservés dans nos musées.

I. – La réification du corps mort au musée

A. – Les restes humains au musée, un bien culturel

B. – Le voile juridique sur l’humanité de ce bien culturel

II. – La réclamation des collections muséales d’origine humaine

A. – La levée des arguments juridiques

B. – Vers un droit prospectif international de la circulation transnationale des collections d’origine humaine

Jean-Edouard ANTZ

Doctorant contractuel, chargé d’enseignement Centre de droit de la santé, UMR 7268 – ADÉS Aix-Marseille Université/EFS/CNRS

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