L’apport des maisons de santé pluriprofessionnelles pour améliorer l’accès aux soins de premier recours

L’exemple de la Bourgogne

Auteurs : Anne BUTTARD, Jimmy LOPEZ

Support majeur de coordination entre soignants, le dispositif des Maisons de santé pluri professionnelles est activement soutenu par le régulateur. Celui-ci encourage activement leur développement, en zone fragile particulièrement. La région Bourgogne apparaît comme un territoire privilégié d’implantation des maisons de santé et subséquemment, comme un terrain idéal d’évaluation de ce dispositif. Tel est l’objet de ce travail qui mobilise à cette fin une vaste enquête par questionnaires. Une revue de la littérature nous permet de préciser et souligner l’apport des maisons en termes d’accès aux soins et de qualité de la prise en charge. Nous envisageons alors la mise en œuvre des maisons de santé bourguignonnes à l’aune de ces résultats. Ces dernières, qui couvrent l’ensemble des zones fragiles de la région, sont plébiscitées par leurs patients auxquels elles offrent une gamme complète de soins de premier recours à proximité de leur lieu d’habitation. Elles favorisent aussi des actions concrètes de coordination entre soignants, de prévention et d’éducation à la santé, mais ces actions apparaissent secondaires du point de vue de patients qui y participent peu, et lourdes à mettre en place pour les professionnels
 

Introduction
I. Des potentialités théoriques ou attendues importantes et variées
A. Un renforcement avéré de l’accès primaire aux soins
B. Une contribution naissante à un accès secondaire aux soins amélioré
C. Une amélioration contestable de l’efficacité productive
II. Un déploiement avancé des MSP en Bourgogne, améliorant principalement l’accès primaire à une offre élargie de soins de premier recours en zone fragile
A. Des besoins de santé importants en zone fragile en Bourgogne
B. Un apport majeur : la réponse apportée par les MSP aux difficultés locales d’accès aux soins
C. Des apports complémentaires impliquant la coordination des soins et les objectifs de santé publique régionaux
CONCLUSION

Anne BUTTARD

LEDi, UMR 6307 CNRS – U1200 INSERM, université Bourgogne Franche-Comté.

Jimmy LOPEZ

LEDi, UMR 6307 CNRS – U1200 INSERM, université Bourgogne Franche-Comté.