La liberté de choix des personnes faisant l'objet de soins psychiatriques

Auteur : Cyril HAZIF-THOMAS

Le soin est indissociable de la relation de confiance et de la mobilisation de la capacité du patient à
exprimer librement ses décisions, aptitude centrale dans la relation de soins. Si les objectifs d’accès
aux soins et de protection des droits du patient sont clairement posés, la question de la liberté de choix
du malade mental reste sujette à caution. En France, les textes législatifs ne spécifient pas de claire
délimitation de l’incapacité à consentir aux soins et il revient au médecin d’en authentifier le bienfondé.
Le consentement, valorisé par notre démocratie sanitaire moderne, est contesté par le besoin
de sécurité mentale mais conforté par la recherche d’alliance thérapeutique. La permanence d’une telle
situation conflictuelle rend compte d’un affrontement entre la défense des droits de l’Homme, ici et
maintenant, et l’affirmation du « libre choix » de la société.

I. LA PROGRESSION INCOMPLÈTE DE LA FIGURE DU LIBRE CHOIX EN PSYCHIATRIE
A. Un usager vulnérable
B. Un combat pour la liberté, bridé par le secteur psychiatrique
II. UNE LIBERTÉ DE CHOIX TRÈS SURVEILLÉE
A. Le lien à la liberté, levier du respect de la vie psychique
B. L’usage ambigu du programme de soins
CONCLUSION

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