Résumé
Instituée par la loi du 4 mars 2002, la démocratie en santé constitue l’une des innovations majeures du droit français de la santé. Après avoir renouvelé les droits des patients et leur participation aux politiques publiques, elle paraît aujourd’hui confrontée à des limites inhérentes à tout système représentatif.
L’institutionnalisation des associations d’usagers, la technicisation de la gouvernance sanitaire et l’émergence de nouvelles formes d’expression citoyenne conduisent à s’interroger sur l’adéquation du modèle actuel aux attentes démocratiques contemporaines. L’observation du partenariat en santé révèle moins un dépassement de la démocratie sanitaire que son entrée dans un deuxième âge, caractérisé par la recherche d’un nouvel équilibre entre représentation, participation, expertise et savoir expérientiel.
Un troisième âge pourrait peu à peu se dessiner.
Mots-clés
Démocratie sanitaire – Loi du 4 mars 2002 – Représentation – Patients partenaires – Savoir expérientiel
Abstract
Established by the law of March 4, 2002, health democracy is one of the major innovations in French health law. After redefining patients’ rights and their participation in public policy, it now appears to be facing the limitations inherent in any representative system. The institutionalization of patient advocacy groups, the increasing technical nature of health governance, and the emergence of new forms of civic expression raise questions about whether the current model is adequate to meet contemporary democratic expectations. An examination of healthcare partnerships reveals not so much that health democracy has been surpassed as its entry into a second phase, characterized by the search for a new
balance between representation, participation, expertise, and experiential knowledge. A third phase may gradually begin to take shape.
Keywords
Health democracy – Law of 4 March 2002 – Representation – Partner patients – Experiential knowledge