Résumé
Dix ans après la loi Claeys-Leonetti qui a renforcé les droits des malades en fin de vie en permettant un meilleur soulagement de leur souffrance et en accordant une place accrue à leur volonté, le Parlement s’est engagé sur la voie de la légalisation du suicide assisté et de l’euthanasie. Pour que ce nouveau droit des malades en fin de vie puisse être envisagé comme l’exercice d’une liberté, une seconde proposition de loi, qui vise, elle, à garantir l’accès à l’accompagnement et aux soins palliatifs dont les malades, en particulier en fin de vie, doivent pouvoir bénéficier, est simultanément discutée. Le présent article propose une lecture de ce texte sous le prisme de l’autonomie des personnes en fin de vie.
Mots-clés
Accompagnement – Assemblée nationale – Anticipation – Directives anticipées – Fin de vie – Plan
personnalisé d’accompagnement – Proches – Soins palliatifs
Abstract
Ten years after the Claeys-Leonetti law, which strengthened the rights of terminally ill patients by allowing for better relief of their suffering and giving greater weight to their wishes, Parliament has embarked on the path of legalising assisted suicide and euthanasia. To ensure that this new right for terminally ill patients can be considered an exercise of freedom, a second bill, which aims to guarantee access to support and palliative care for patients, particularly those at the end of life, should be able to receive, is being silmutaneously debated. This article offers an analysis of this text through the lens of the autonomy of people at the end of life.
Keywords
Support – National Assembly – Advance planning – Advance directives – End of life – Personalised
support plan – Relatives – Palliative care