Le thermalisme européen au patrimoine mondiale de l'humanité ? Lecture critique des Grandes villes d'eaux d'Europe/Great Spas of Europe

Auteur : Laurent SERMET

Existe-t-il un thermalisme européen et sous quelles conditions pourrait-il être reconnu au patrimoine mondial culturel et/ou naturel, au sens de la Convention de l’Unesco du 16 novembre 1972 ? Tel sera l’objet de cette contribution. Il n’est pas aisé de donner du thermalisme une définition simple. Il n’a pas forcément bonne presse endossant, malgré lui, une image vieillotte, surannée, antique, de surcroît liée au vieillissement des corps. Il revêt de multiples facettes tout autant chargées de sens les unes que les autres : médicales, historiques, mondaines, géographiques … et aussi patrimoniales. La candidature de 11 villes d’Europe au titre de leur thermalisme, réparties dans sept pays, sous la dénomination de Grandes villes d’eaux d’Europe - Great Spas of Europe -, se présente comme une synthèse de tous ces éléments et son intérêt est de poser la relation entre thermalisme et patrimoine.

I. Un thermalisme européen ou des thermalismes nationaux coalisés ?

II. Une prédilection pour un thermalisme historique, patrimonial et de bien-être au détriment d’une ambition thérapeutique ?

III. La faveur du thermalisme comme un bien culturel transnational à l’exclusion d’autres formes de patrimoine ?

Laurent SERMET

Laurent Sermet est professeur à l’Institut d’études politiques d’Aix-en-Provence, UMR ADES 7268, Aix-Marseille université.

Le thermalisme médical saisi par le droit (n° 31)

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Fiche technique

Les cahiers de droit de la santé

Support : Numérique

ISSN : 2427-4836

13 pages

Page 71 à 83