L'Europe face à la recherche sur les cellules souches : enjeux éthiques et juridiques

Auteur : Annagrazia ALTAVILLA

L'utilisation de cellules souches embryonnaires est porteuse d'espoir pour la guérison de bon nombre de maladies telles que la leucémie, la sclérose en plaques, Parkinson, Alzheimer ou encore le cancer. Elle a donné lieu à des discussions contradictoires au sein du Conseil de l'Europe, notamment quant à la question du statut de l'embryon. Il a finalement été décidé qu'en raison du principe de subsidiarité et des caractéristiques juridiques et éthiques propres aux différents pays de l'Europe, il appartient à chaque État membre de légiférer sur le statut de l'embryon comme sur la recherche embryonnaire. Certains pays ont choisi de l'autoriser, à l'instar de la France, de la Belgique ou de l'Espagne, d'autres l'ont interdite comme l'Autriche, l'Irlande, l'Italie et l'Allemagne. Enfin, le Luxembourg et le Portugal n'ont pas encore adopté de réglementation en la matière.

Annagrazia ALTAVILLA

Avocat au barreau de Tarente (Italie), spécialisée en droit de la santé et bioéthique en Italie, DEA en droit de la santé, université Aix-Marseille-III

Thème : Éthique médicale/Bioéthique, Droit international,européen et comparé de la santé

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