La protection du " patrimoine génétique humain ", un exemple de méprise normative ou la désubstantialisation du droit annoncée

Auteur : Nathalie CAMBILLAU

La place de l'être humain dans l'histoire de la pensée varie selon le courant philosophique dans lequel on se place. Le courant hétéronomique englobe l'être humain dans un indicateur de valeurs se définissant par référence à diverses entités, souvent la nature ou dieu. Le courant autonomique fonde quant à lui une morale indépendante des hypothèses de la métaphysique et de la religion. Le législateur ne reconnaît pas la supériorité de l'être humain que lui confère l'ensemble des philosophies. Pour normatiser l'humain dans le droit, il faut passer par la promotion de l'être moral. Il faut aussi considérer la dignité comme une aspiration de la société au respect de l'individu.

Nathalie CAMBILLAU

Doctorante droit public, UT1, DEA d'éthique médicale et biologique, faculté de médecine Paris-V, hôpital Necker-Enfants malades

Thème : Éthique médicale/Bioéthique

dignité humaine patrimoine génétique humain