Le droit à l'autonomie dans le débat sur la légalisation de l'euthanasie volontaire : un argument en trompe-l'oeil ?

Auteur : Étienne MONTERO

La déontologie médicale, la morale et le droit obligent le médecin à combattre la douleur, dans le cadre du refus de l'acharnement thérapeutique. Les progrès de la médecine permettent un prolongement de la vie de personnes gravement malades. Néanmoins, ce progrès initial ne doit pas se transformer en agonie insupportable et la dignité du malade ne doit jamais être perdue de vue. Si le médecin doit accompagner le patient jusqu'à son dernier souffle, cela ne signifie pas qu'il est à l'origine du décès. L'intention marque ainsi la différence entre euthanasie et médecine palliative. En outre, la question du respect de l'autonomie du patient ne va pas sans poser de difficultés. Est-il si évident que la décision de mourir relève de l'autonomie du patient ? La question de la légalisation de l'euthanasie ne touche-t-elle pas les fondements mêmes de la société et partant chaque citoyen ?

Étienne MONTERO

Professeur aux facultés universitaires de Namur Belgique

Thème : Éthique médicale/Bioéthique

euthanasie acharnement thérapeutique autonomie démocratie pluraliste dignité humaine