Les forces et faiblesses de la vie juridique de l'embryon dans la loi du 7 juillet 2011 relative à la bioéthique

Auteur : Corentin DELOBEL

Alors que la biomédecine se voit conférer un rôle essentiel et croissant dans la recherche scientifique, depuis la découverte des progrès majeurs liés à la recherche sur l'embryon, la considération de ce dernier par le droit pose le dilemme entre la dignité humaine et l'exploitation de la vie. La loi n° 2011-814, du 7 juillet 2011, relative à la bioéthique, tente notamment de trouver, à propos de l'embryon, un équilibre entre le moralement acceptable et le scientifiquement bénéfique. Pourtant, comme les lois antérieures, la présente loi conserve une certaine fragilité entre la protection de l'embryon et son utilisation, le tout sans lui conférer un quelconque statut juridique.

Corentin DELOBEL

Doctorant en droit, chargé d'enseignement à l'université du Sud-Toulon-Var, membre du CREDECO à l'université de Nice-Sophia-Antipolis

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