Nanotechnologies et « post-humanisme » : un nouveau mythe prométhéen ?

Auteur : Pierre LOUCHART

Les évolutions technologiques ont de tout temps présidé à l’évolution des sociétés et de nos modes de vie ; mais qu’en sera-t-il de cette révolution « NBIC » (Nanotechnologies, Biotechnologies, Information technologies, Cognitive sciences) née il y a un peu plus de vingt ans sur la côte ouest des États-Unis, et de certains courants de pensée qui s’en nourrissent, parfois dogmatiques comme le « trans- » ou « post-humanisme » ? Les enjeux de cette mutation sont inédits non seulement parce qu’ils mobilisent des sommes colossales et impliquent l’humanité entière, mais parce qu’ils invitent à élaborer une nouvelle ontologie et une nouvelle éthique de cet « impensé » que représente cette interface homme-machine, en tout cas à cette échelle et à ce degré de complexité. Cette révolution nous invite ainsi à réfléchir aux modes de vie que nous voulons pour ne pas nous les voir imposer ; à nous demander avec Spinoza « ce que peut un corps ? » et à refonder une éthique du vivant.

I. NBIC : POUR LE MEILLEUR ET POUR LE PIRE
II. QUELS SONT LES ENJEUX POUR CES COURANTS DE PENSÉE
D’UNE TELLE MUTATION ?
III. L’INTERFACE HOMME-MACHINE ; L’ENTRE-DEUX ; LA QUESTION DU VIVANT
IV. CE QUE PEUT UN CORPS

Pierre LOUCHART

Neurologue Membre de l’espace de réflexion éthique régional du Nord-Pas-de-Calais

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