2018 : l’année du DMP pour tous ?

Auteur : CAMILLE BOURDAIRE-MIGNOT

Le DMP, issu de la loi du 26 janvier 2016 et expérimenté dans 9 départements depuis un an, devrait être généralisé cette année. Pour cette nouvelle mouture, le législateur a réussi à proposer un outil efficace pour la coordination des soins, sans compromettre les droits du titulaire sur ses données personnelles. Pour autant, le nouveau DMP n’est pas révolutionnaire et ne se révèle utile que pour certains patients atteints de pathologies exigeant un suivi important et dont la prise en charge n’est pas centralisée au sein d’un établissement unique. Dès lors, on peut s’interroger sur la nécessité d’un DMP pour tous.

I. LE DMP : UN DOSSIER CONTENANT DES DONNÉES PERSONNELLES
A. Un choix ouvert à tous
1. Un dossier pour tous
2. Un dossier facultatif

B. Un dossier sous la responsabilité des professionnels de santé et le contrôle du titulaire
1. Un dossier alimenté par les professionnels de santé
2. Un dossier dont la consultation est contrôlée par le titulaire

II. LE DMP : UN DOSSIER NUMÉRIQUE PARTAGÉ
A. Un dossier médical de plus
1. Dossiers médicaux et obligations des professionnels de santé
2. DPM et obligations supplémentaires des professionnels de santé

B. Des possibilités de partage en plus ?
1. Le patient pris en charge au sein d’un même établissement
2. Le patient pris en charge au sein de différentes structures

CAMILLE BOURDAIRE-MIGNOT

Camille Bourdaire-Mignot est maître de conférences à l’université de Paris-Ouest-Nanterre-La Défense et membre du CEDCACE

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