Le maintien de la vie par des moyens artificiels

La position de l’Église catholique

Auteur : Patrick VERSPIEREN

Pour l’Église catholique, chacun est moralement tenu à prendre soin de sa santé et de sa vie, mais la vie humaine n’est pas un bien absolu auquel tout devrait être sacrifié. Dès le début du XVIe siècle, des théologiens se sont interrogés sur les limites de ce devoir, en examinant les situations les plus diverses. Ils en ont conclu qu’une personne n’est pas tenue à recourir aux moyens qui, pour elle, présenteraient une trop grande difficulté. Cet enseignement a été synthétisé d’abord dans la distinction entre moyens ordinaires et moyens extraordinaires de maintien de la vie. À partir de 1980, il a paru préférable de parler de moyens proportionnés ou disproportionnés. L’application de cette problématique aux questions posées par le soin des patients en état végétatif chronique a suscité des débats. La reconnaissance de la pleine appartenance de ces patients à l’humanité, de leur dignité, a conduit à juger requis, sauf exceptions, le maintien de l’alimentation par voie artificielle.

I. THOMAS D’AQUIN ET FRANCISCO DE VITORIA

II. MOYENS ORDINAIRES ET MOYENS EXTRAORDINAIRES

III. DES MOYENS PROPORTIONNÉS

IV. LES PATIENTS EN ÉTAT DE CONSCIENCE ALTÉRÉE

limitation et arrêt de traitement état végétatif maintien artificiel de la vie traitement disproportionné église catholique Francisco de Vitoria moyens ordinaires et extraordinaires nutrition et hydratation artificielles