L’évaluation éthique des progrès de la génétique

Auteur : Xavier DIJON

Comment évaluer les progrès actuels de la génétique? C’est dans le regard porté sur l’existence humaine elle-même que se trouvent les repères nécessaires à la formulation d’un tel jugement éthique. Or, un double positivisme peut imposer ici la rigidité de ses cadres : celui de la science qui n’approche l’être humain qu’en l’enfermant dans la clôture de sa méthode (J. Monod), celui de la démocratie qui décide du statut juridique et du sort final de l’embryon dans le champ clos de l’agir communicationnel (J. Habermas). Mais les contradictions logiques dans lesquelles s’enferment ces positions invitent à ouvrir la perspective : en rappelant d’abord l’engendrement de l’être humain par l’union de l’homme et de la femme, en ramenant ensuite la science et la démocratie au jardin de cette autre "génétique" qu’est la première page de la Bible. Car le livre de la Genèse nous offre sur la condition humaine « les lumières de la religion » (J.-M. Ferry).

I. LA SCIENCE SITUÉE
A. Le cadre scientiste
B. L’image de l’homme
C. L’élargissement du cadre
II. L’ÉVALUATION ÉTHIQUE DE J. HABERMAS
A. L’intervention sur l’embryon
B. Le critère de la communication
C. L’application du critère
III. UNE RELECTURE CRITIQUE
A. L’indécidable embryon
B. L’engendrement
C. L’eugénisme
IV. LA RÉCONCILIATION PAR LA TRANSCENDANCE
A. Au jardin de la Genèse
B. L’objection du chercheur
C. Les lumières de la religion

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