La Fraternité ou la recherche du socle de la cohésion sociale face aux avancées transhumanistes

Auteur : Guylène NICOLAS

Les évolutions biotechnologiques promettent des révolutions thérapeutiques. Le CRISPR/Cas9, le cœur Carmat, la procréation d’une femme seule... sont autant de progrès scientifiques qui font reculer la maladie, l’infertilité et la mort. Le transhumanisme prône leur développement pour effacer les faiblesses de l’humanité. Pourtant, inaccessibles à l’ensemble de la population, ces évolutions ne risquent-elles pas des scissions irréversibles? Travailler le vivre-ensemble, le lien naturel entre les hommes n’est-il pas préférable? La fraternité, principe constitutionnel, est le fondement de l’égalité des hommes en dignité. Elle doit être exploitée pour retrouver, sur le plan national comme international, une solidarité unificatrice de l’humanité dans son environnement.


I. LA FRATERNITÉ, VECTEUR DE L’UNIFICATION DE LA SOCIÉTÉ FACE AUX RISQUES D’INÉGALITÉS TRANSHUMANISTES
A. L’interaction entre solidarité et fraternité en faveur de l’égalité d’accès aux soins
B. L’esprit fédérateur de la fraternité contre les fractures générationnelles
C. La fraternité, rempart pour préserver l’égalité des hommes en dignité

II. LA FRATERNITÉ, TERREAU DE L’UNITÉ DE L’HUMANITÉ FACE À LA MENACE DU POSTHUMANISME
A. La fraternité, lien universel entre les hommes au service d’une intelligence collective
B. Vers un devoir d’humanité ?
C. La fraternité, devoir envers les générations futures ?
 

Guylène NICOLAS

Guylène NICOLAS est maître de conférences de droit public, HDR au Centre de droit de la santé (UMR 7268, ADÉS, AMU/EFS/CNRS).

Thème : Droit médical, Éthique médicale/Bioéthique, Droit des nouvelles technologies en santé

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